• "أيها المارون بين الكلمات العابرة"

     

     

    "Ma déconcertation politique et ma désorientation psychologique", puisque même en temps de crises l'humain parle de sa personne.

    Qu'en est-il de jouir des joies aisées de la vie quand la vie manque aux âmes sans joie.. Jusqu'où pouvons nous être plongés dans le combat des autres...? 

    Et si le sort veut justement que chacun d'entre nous passe par son propre combat, faut-il se désintéresser de celui des autres, accepter certaines fatalités?

    J'aurai beau crier ma honte et mon désarrois, je reste en pyjama rose bien installée derrière un ordinateur, avec du chocolat pour la soirée.

    Je vais écrire ça, je vais le partager, je vais montrer aux autres comment je peux être impliquée et mitrailler à petite échelle!!

    Oui d'accords, good girl. Et après ?

    Des milliers de journaux, de magazines, de tracts et de bouts de papiers sont partagés, des milliers de muscles œuvrent pour l'écriture, des têtes pensantes qui ont bien retourné la question et mûri le verbe avant de se prononcer, traitent du sujet avec sérieux et ce avant même que la guerre ne commence.

     

    Peut-être qu'il faut écrire en grand "free Gaza" sur ma poitrine et sourire à l'appareil photo?
    Oui? Non? 

    Où est le changement?

    Une fois la prise de conscience et l'implication émotionnelle dépassées, le seul pouvoir que finalement je possède est celui de me poser des questions, sans même avoir l'audace de les adresser aux autres.

    Quel est le comportement approprié???? 

    Si les linceuls enveloppent des milliers de corps par jour, d'autres mains tirent les puretés de ventres gonflés à point, pour donner naissance au souffle. 

     

    Vivre ou laisser mourir... Comment distinguer la force de la faiblesse, et finalement en avons nous vraiment besoin.

    Aucune réponse.

    Pour combler le drame je n'ai même pas de chute ou de morale à servir.

     



    Si mes pensées tristes peuvent traverser grandes les kilomètres et les continents pour arriver à destination, l'étrangère au pyjama rose vous salue.


    « Mais J'attends, Mais J'attend, Mais J'atten, Mais J'atte, Mais J'att, Mais J'at, Mais J'a, Mais J', Mais Je ne sais plus.Kisses taste like damage »

  • Commentaires

    1
    S.
    Jeudi 10 Juillet 2014 à 06:14
    2
    Jeudi 10 Juillet 2014 à 16:04
    3
    Djeloul et Bou3lem
    Jeudi 17 Juillet 2014 à 03:58

    Belle et juste pensée !

    …Ne pas se sentir impuissant(e) seul(e) devant la violence, nous le sommes toutes et tous, en pyjamas : ) mais nous en sommes responsables non pas par inaction mais par débordement, c’te violence, elle provient de partout et de nous même, même quand elle n’est dirigée que vers soi elle est déjà cette logique guerrière toute entière, je crois. 

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