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    Miroirs autoportraits

     

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     This is a song about a bad girl

     

     

    This is a song about a bad girl

     

    This is a song about a bad girl

     

     

     

     

     

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    Mai 2013

     

     

    Je viens à toi célébrer notre rencontre,  

    après un an d'absence et quelques pas en arrière.

    Tu disais haïr les petites filles et moi je t'ai fait maître de mon tout.

     
    J'écris pour fêter l'oubli qui ne reste pas,

    une belle contradiction chaotique.
     

    J'écris pour douze mois de toi, offerts sur un plateau noir, orné de belles épines. 
    Je le porte et sur mes doigts, tes cicatrices me font sourire. 
     

    Je m'adresse à toi et tu n'en sauras rien, tu détestes savoir. 
     

    Je te parle et puis comme à chaque fois je te murmure les même mots :

    Comme on oublie...

     

     

     

     

     


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  • J'ai le mal d'écrire, la boule au clavier et l'horrible sentiment de devoir répondre à une certaine attente. L'écriture et l'amour ont une seule chorégraphie,  et les deux me tiraillent. Je pense à toi et tu te niches avec audace dans une imagination débordante, que je peine à contrôler.

    Alors je sors.

    Il fait chaud et humide, le temps est dégueulasse, et dans ma tête, les passants encore plus.
    Je suis en sueur et mon cotât de sommeil tend de plus en plus vers le zéro. Mais je ne supporte plus de rester à la maison alors je sors pour sortir, je m’invente des prétextes et  des rencontres .

    D’un côté de la vitre : un camion de légumes, des gens avec des cornets de glace et de petites quenottes chocolatées.
    De l’autre côté : un taxieur beaucoup trop bavard, qui pour passer le temps ou détendre une gène, (provoquée souvent par le besoin de créer une conversation lorsqu’on se retrouve seul avec un inconnu dans une voiture) parle sans arrêt !
    Un besoin que je n’ai jamais ressenti mais que je respecte, il a bien respecté ( voyant d’abords que ça l’arrange ) ma destination.

    -Telemly ?

    -Lela machi tri9i  ( pas mon itinéraire) 

    -Audin ?

    -Ettel3i (montez)

    Tu fais ton entrée, tu exécutes tes premiers pas sur scène, tu danses tellement bien mon ange

    Le taxieur racontait avoir pris de chez un ami qui ramenait des vêtements d’Espagne : deux paires de chaussures pour sa femme, un déshabillé et des foulards

    -Il ramène de très beaux sous vêtements ! Si vous voulez en acheter prenez mon numéro ! raki ki benti !

    Je ne compte plus le nombre de familles auxquelles j’appartiens, je hoche la tête pour un refus en précisant que j’ai des allergies et que l’Espagne en faisait partie.

    Tu es l'histoire que je ne m'avoue pas, mon secret publique.

    Audin d’accords, mais je fais quoi après…
    Je pourrais marcher en donnant l’impression d’aller quelque part ? Ou peut-être entrer dans un café et attendre d’y croiser quelqu’un que je connais.


    Tu me regardes avec ces yeux qui disent tout et pourtant, ils ne parlent pas la même langue que moi

    Je marche, marche longtemps, marche tellement que la destination ne m’importe pas. J’oublie de regarder autour de moi, de faire attention au ruelles, aux gens et à la nuit.

    Tu exécutes des pas gracieux, les spectateurs n'ont d'yeux que pour toi 

    L'idée me vient d'aller danser, j'ai de l'argent sur moi, de quoi entrer dans un "night club" , y passer quelques heures et prendre un taxi pour le  retour. Ma tenue est assez présentable.

    Je marche encore et vois que sur l'asphalte tu te dessines, tu te divises pour être au pluriel, tu sors de plusieurs bâtiments, tu conduis toutes ces voitures, tu portes un foulard d’Espagne, tu es beau, tu es un dieu.

    L'écriture valse avec l'amour 

    Je prends peur moi tu comprends? Et si on te voyait jaillir ainsi de partout? Tu débordes et mon imagination pourtant dort..

    Toi même pourquoi tu m'aimes!
     

    Au diable ta danse, je..

     



    - Mademoiselle? Ya benti allah yahdik ! Allez faut descendre maintenant, j'ai d'autres clients qui attendent! 
    - Désolée

     

    Audin d'accords, mais je fais quoi après?

                                                                      

     

     

                                                                     .

                                                                     .

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    Le deuil ne vous laisse que des pantoufles à côté d'un lit.

    - Allo?

    - Il est mort..

    - Qui donc??

    - Celui qui meurt chaque semaine.

     

    Cette année on m'annonce une fois par mois le décès d'une personne, membre de ma famille ou de celle d'un ami. Ce qui reste bizarre, c'est de n'avoir pleuré que deux fois: pour quelqu'un que je n'ai jamais connu, et un autre que j'ai tué.

     

    C'est toujours amère de faire un deuil. Mais moi je suis heureuse pour le mien, mon deuil construit, mon prémédité et inattendu.

    J'ai tué mon souilleur, mon irrespectueux, le primitif, le bestial, le monstre et je sourie encore. Un criminel porte ses morts sur la peau et s'en réjouit.

    Je te dédie ce verbe: profaner.

    Mais je t'excuse, peut-être que c'est de ma faute, peut-être que je ne t'ai pas crié assez fort de t'arrêter, peut-être que j'aurai du m'habiller, me coiffer et parler autrement? Si ça se trouve, tu ne savais pas que sur moi, tu accomplissais avec force le verbe abuser? Toi le compréhensif, l'homme artiste, le lettré.

    Je te descends avec tes armes: les mots, pour que tu puisses crever en apostrophe. Les mots restent l'arme la plus destructive pour chaque individu ayant un semblant de réflexion.

     

    (Abjurer, abuser, apostasier, déflorer, contrevenir, contraindre)

     

    Je te fais aujourd'hui victime sans te toucher, sans te forcer, sans te chuchoter de te taire. Je suis l'appel de la vérité, tous les mots que tu écris, tous les livres que tu lis, je suis ta plume et ton clavier, chaque phrase est mienne. Je suis femme de Camus et sœur de Sénac. Je suis fille de ma mère.

    "On écrit pour tuer", je t'écris au nom de toutes les femmes qui n'ont su écrire, toutes celles que l'alphabet a effrayé, que les virgules ont frappé, que le silence a dompté. Tu viens de passer de vie à trépas et tu le ressentiras encore toutes les fois où tu fermeras tes yeux en pensant à moi.

     

    irrévérencieux

     

    Ta cérémonie mortuaire ne fait que commencer et consciente de ta perte j'ai choisi de te célébrer.

    Je te promets des veillées nocturnes aux lumières feutrées, des paroles folles, s’accordant à la perversion de tes gestes.

    (Frustre, rustre, impoli, béotien, mufle, malotru ,incorrect, inconvenant, irrespectueux, frustré)

     

     

     

    Jamais le silence.

     

     

     

     


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    Se réveiller un matin, chargée d'années et en être déstabilisée.

    C'était étrange de vous revoir tous les deux, votre union dure maintenant depuis cinq ou six ans, si les chiffres ne me font pas défaut. Vous me semblez grands dans mon rêve, jeunes en âge et en forme mais si sages dans votre comportement.

    Tout vous a grandit, vous êtes pour moi tellement forts qu'aucune tristesse n'oserait détrôner votre bonheur.

    Je vous ai suivi dans une immense maison, aux longs couloirs et aux escaliers muables, qui se multipliaient généreusement. On a marché longtemps avant d'arriver à la chambre de votre enfant.

    C'était une fille, ou un garçon? Je ne le sais pas, le sexe du bébé ne changeait en rien la quiétude qu'il déversait dans cette pièce, à côté de moi.

    Je voulais qu'il soit mien en l'instant d'une démence passagère.                                                            

    Une femme s'en occupait avec attention, avant de le déposer entre tes bras de père.              

     

    Baignée de lucidité caféinée et sortie du sommeil, une décharge d'émotion me secoue en pensant à vous.

    De la jalousie.. de la bonne jalousie.                                                                                                              

     

    De moi qui n'ai pu garder un seul amant plus de quatre saisons, à vous qui vous conjuguez au singulier de tous les temps.

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    "Ma déconcertation politique et ma désorientation psychologique", puisque même en temps de crises l'humain parle de sa personne.

    Qu'en est-il de jouir des joies aisées de la vie quand la vie manque aux âmes sans joie.. Jusqu'où pouvons nous être plongés dans le combat des autres...? 

    Et si le sort veut justement que chacun d'entre nous passe par son propre combat, faut-il se désintéresser de celui des autres, accepter certaines fatalités?

    J'aurai beau crier ma honte et mon désarrois, je reste en pyjama rose bien installée derrière un ordinateur, avec du chocolat pour la soirée.

    Je vais écrire ça, je vais le partager, je vais montrer aux autres comment je peux être impliquée et mitrailler à petite échelle!!

    Oui d'accords, good girl. Et après ?

    Des milliers de journaux, de magazines, de tracts et de bouts de papiers sont partagés, des milliers de muscles œuvrent pour l'écriture, des têtes pensantes qui ont bien retourné la question et mûri le verbe avant de se prononcer, traitent du sujet avec sérieux et ce avant même que la guerre ne commence.

     

    Peut-être qu'il faut écrire en grand "free Gaza" sur ma poitrine et sourire à l'appareil photo?
    Oui? Non? 

    Où est le changement?

    Une fois la prise de conscience et l'implication émotionnelle dépassées, le seul pouvoir que finalement je possède est celui de me poser des questions, sans même avoir l'audace de les adresser aux autres.

    Quel est le comportement approprié???? 

    Si les linceuls enveloppent des milliers de corps par jour, d'autres mains tirent les puretés de ventres gonflés à point, pour donner naissance au souffle. 

     

    Vivre ou laisser mourir... Comment distinguer la force de la faiblesse, et finalement en avons nous vraiment besoin.

    Aucune réponse.

    Pour combler le drame je n'ai même pas de chute ou de morale à servir.

     



    Si mes pensées tristes peuvent traverser grandes les kilomètres et les continents pour arriver à destination, l'étrangère au pyjama rose vous salue.



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    Et si on essayait de compter ensemble les saisons qui nous séparent? 
    On dira qu'un été est égal à deux hivers, et que 5 automnes valent 6 étés

    L'addition du printemps suffit-elle à te ramener à moi?

     

    De spirale en spirale, tout se fane et revit, les chutes et les envoles ne se ressemblent que trop 
    Mon homme feu, tourne tourne et ne te retourne pas, ne regarde pas derrière toi ou tu prendras conscience des flammes que tu traînes. 

    J'ai prié la brise pour ton odeur, avant de l'insulter dans un dernier cri

     

    Et j'attends la gloire


    Puis mon corps est devenu immense champ de menthe rosée

    Je l'ai négocié en offrande à Hélios, pour espérer te toucher en sa saison

     

    Et j'attends ta bouche 

     

    Je sais que nous brûlons sous le même soleil

    Que nous respirons d'un seul souffle

    Mon homme météo

    Ma tempête, mon ouragan 

    Ma boue scandaleuse

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Si le mal vous prend
    Il vous berce la nuit et dort avec vous
    Il vous coud de jolis petits rêves
    Il vous réveille en douceur
    Marche avec vous, danse avec vous, peint avec vous
    Il devient musique
    Paroles
    Sons
    Pollution
    Cafés
    Chaussettes
    Bague
    Sonnerie de téléphone
    Balcon
    Alger.. et ses escaliers.

    Et un jour il demande plus
    Qui peut refuser au mâle une demeure ?
    Alors il construit des villages en vous
    Vous bâtis châteaux
    Administrations

    Il vous fait monde

    C'est maintenant l'heure de peupler encore l’agglomération
    Il lui faut des chromosomes, de la chair et des os
    Le mal vous emprunte vos organes et les déforme comme bon lui plait
    Ne vous étonnez pas de vous retrouver le cœur en haut
    Le cerveau à gauche
    Le poumon derrière

    Telle est l'architecture d'un mâle







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